Les principaux dieux Mésopotamiens

20.04.2021

Les mésopotamiens sont polythéistes. 

Comme dans beaucoup d'autres mythologies anciennes, les dieux mésopotamiens sont nombreux et généralement reliés à un aspect de la vie quotidienne ou de la nature qui les entoure. 

Il faut tenir compte du fait que les croyances mésopotamiennes sont peu connues, et les archéologues ne redécouvrent ces civilisations du Proche-Orient que depuis peu. De plus, la situation actuelle dans le golfe Persique difficulte les recherches. 


Cependant, je peux vous parler des principaux dieux mésopotamiens, de façon que vous les connaissiez. 

Deux groupes de Dieux

Les dieux mésopotamiens se divident en deux grands groupes. 

D'un côté il y a les Anunnaki et de l'autre les Igigi, dont on avait déjà dans cet article.

Les Annunaki sont des divinités supérieures, parmi lesquelles les dieux principaux, et ils dominent sur le monde. 

Les Igigi sont des divinités inférieures, au service des Anunnaki. Ils font tout le travail, jusqu'au jour où les Igigi se révoltent. 

Observons en premier lieu qui sont les Anunnaki. 

N.B.: Comme vous pouvez le lire ici, la Mésopotamie correspond à une civilisation qui, selon les époques, était majoritairement composée de plusieurs peuples. C'est-à-dire que ça correspond à un territoire qui a été habité par des peuples différents qui possédaient des cultures proches. 

Parmi ces peuples, deux sont particulièrement importants: les Akkadiens et les Sumériens. Vous trouverez donc très souvent les appellations des dieux qui varient selon la langue. 

Les dieux supérieurs

1. ENLIL, le démiurge Roi du ciel

Enlil (en sumérien), ʿĒllil ou ʿĪlu (en akkadien), est l'un des dieux principaux de la religion mésopotamienne antique. Peut-être à l'origine une divinité liée au vent, il est considéré durant la seconde moitié du IIIe millénaire av. J.‑C. et une majeure partie du IIe millénaire av. J.‑C. comme le roi des dieux, divinité suprême du panthéon mésopotamien.

 C'est lui qui par ses décisions attribue la suprématie aux rois humains, qui lui accordent donc une place de choix dans leurs offrandes et leurs inscriptions commémoratives. Enlil n'est que rarement le personnage principal des mythes, mais il y joue souvent un rôle important en tant que chef des dieux. 

C'est un dieu au tempérament difficile et lorsqu'il est fâché, sa rage se déchaîne sous forme de terribles tempêtes.  

La ville où se trouve le grand temple d'Enlil, Nippur, en a tiré un grand prestige religieux et culturel, sans jamais être elle-même l'origine d'une dynastie puissante.

Enlil est avant tout présent dans les textes en tant que divinité suprême qui dirige le monde divin et celui des humains qui sont à la surface de la Terre. Il est le roi des dieux, et par là de toutes les choses existant dans le monde. À ses côtés se trouvent le dieu Anu, couramment présenté comme son père, qui règne sur le Ciel, et son frère Enki, qui règne sur le monde souterrain de l'Abîme, occupant une position subalterne (une sorte de « vizir » d'Enlil selon J. Bottéro).

Ils forment ensemble la « triade » du panthéon mésopotamien tel qu'il est connu pour la période allant de 2500 à 1100 av. J.-C. Les autres grandes divinités mésopotamiennes sont liées à Enlil : avec son épouse la déesse Ninlil, il a donné naissance à Ishkur/Adad, Nanna/Sîn (lui-même père d'Inanna/Ishtar et Utu/Shamash), Ninurta, Nergal. De cette parenté et de sa position supérieure vient l'une des épithètes des plus courants d'Enlil, celui de « Père des dieux ».

2. Enkil, le seigneur de la Terre

Dieu de la mythologie sumérienne, plus tard connu sous le nom d'Ea pour les akkadiens et babyloniens. Son nom veut littéralement dire "Le seigneur de la terre". Il est associé au monde aquatique et règne à Apsû, un lieu situé au fin fond de la terre, où «les eaux primordiales» coulent. 

Enki Nudimmud (le créateur) est le dieu de la sagesse, seigneur de la magie, de la construction, des arts, du design et de la création. Il est l'un des trois dieux les plus importants de la culture mésopotamienne.

C'est le demi-frère du dieu Enlil et le fils d'Anu. Sa mission est de créer des hommes et d'encourager d'autres divinités à les créer.

 Il confère aux humains les arts, l'artisanat et les moyens techniques pour l'agriculture.

3. Ihstar, amour et guerre ne font qu'un

Il était temps de parler d'une figure de divinité féminine.

Ishtar est non-seulement une des déesses les plus importantes, mais aussi et surtout une divinité qui a survécu jusqu'à nos jours, plus ou moins connue, et sur laquelle on trouve plus de renseignements et de représentations. Comme je l'ai déjà expliqué la civilisation mésopotamienne n'a été redécouverte que récemment et beaucoup de choses restent dans le noir. C'est pour cela qu' avoir assez de renseignements sur cette déesse est quelque chose d'assez précieux et exceptionel. 

Il y a aussi le fait que cette déesse est associée à des divinités d'autres cultures proches, comme par exemple la déesse Ishtar en Égypte. 

La perméabilité de barrières entre mythes est un sujet dont on reparlera à l'occasion. 

Mais qui est cette femme?

Ištar ou Ishtar était la déesse babylonienne de l'amour et de la beauté, de la vie, de la fertilité. Elle était principalement associée à la sexualité: son culte impliquait la prostitution sacrée ; la ville sainte Uruk était appelée la "ville des courtisanes sacrées ", et elle-même était la "courtisane des dieux". 

Elle représente l'arquetype de la déesse mère. 

C'est aussi la déesse  de la guerre, impitoyable et crainte, elle réserve parfois à ses amants un destin fatal. C'est une divinité souveraine dont l'appui est nécessaire pour régner sur un royaume.

4.  Mardouk, lorsque Babylone devient la ville la plus importante

Mardouk, dont le nom sumérien signifie « Veau du Soleil », est le dieu patron de Babylone. C'est à l'origine une divinité agraire, ce que montre son symbole attribut, la bêche. 

Petit à petit, à mesure que la cité de Babylone croit en importance, il deviendra de plus en plus véneré jusqu'à supplanter Enlil comme roi des Dieux. Ce couronnement est justifié par le mythe selon lequel, il aurait vaincu la monstrueuse divinité Tiamat.